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dimanche 2 juin 2013

3ème édition de la Journée des Travailleuses domestiques de l'ADDAD

La troisième édition de la journée des travailleuses domestiques s’est déroulé le 1er juin 2013 au siège de l’Association de Défense des Droits des Aides ménagères et Domestiques (ADDAD-MALI) à Niamakoro dans la commune VI du district de Bamako.



Prés de 300 personnes se sont retrouvées dès l’ouverture de la journée à 14h :
- Le travailleuses domestiques étaient bien-sûr les plus nombreuses : les 9 groupements du district de Bamako étaient là, d’autres bonnes non organisées et les grandes logeuses
- la presse avec 5 journalistes : Radio Guitan (La voix des femmes), Radio Voix des Jeunes, Radio Kaïra (la voix des sans voix), les journaux Info-matin et Nouvel Horizon
- des organisations : l’Union des Associations et des Coordinations d’associations pour la Développement et la Défense des droits des Démunis (UACDDDD/No vox-Mali), la Coordination nationale des organisations paysanne (CNOP), Groupe de Recherche Action Droit de l’Enfant (GRADEM), Amnistie International Mali, CAD-MALI. Ce sont excusés la Coordination des associations et ONG Féminines (CAFO) et WILDAF
- Des employeurs/euses

Cérémonie d’ouverture

L’ouverture a été faite par un discours de la présidente Sitan Fofana (voir ici), suivie de l’intervention du secrétaire général Massa Koné. Des tee-shirts, avec le logo, l’adresse et le téléphone ainsi que le slogan « nous aussi nous avons des droits » ont été distribués aux travailleuses domestiques de l’ADDAD.

L’intervention du secrétaire général était principalement adressée aux employeurs/euses, leur recommandant de respecter les droits des aides ménagères, et surtout celles qui sont mineures. Il a interpellé le gouvernement à ratifier la convention 189 et recommandation 201 de OIT relatif à la condition des travailleurs domestiques.

Après interventions tour à tour des différents points focaux et des portes paroles des groupements de l’ADDAD, pendant 3h de débat, des questions et réponses des journalistes, et d’autres questions soulevées par les intervenants.

Les grandes logeuses ont ouvert le débat en félicitant la création de l’ADDAD : en effet depuis elles sont mieux armées vis-à-vis des employeurs/euses ; retrouvent leur argent plus facilement, les bonnes sont moins agressées, et leurs conditions de vie hébergement, nourriture se sont améliorées. « L’ADDAD a vraiment apporté un soutien et une protection dont tout le monde bénéficie » exprime l’une d’entre elles. Elles ont aussi particulièrement mis l’accent sur l’effet positif des formations sur les droits et l’alphabétisation en bamanan et en français. Puis les travailleuses domestiques se sont exprimées en disant leur satisfaction d’être à l’ADDAD :
- « Pour moi l’ADDAD, c’est comme mon père et ma mère »
- « Grâce à l’ADDAD, j’ai réussi à avoir mon jour de congé »
- « Maintenant mes heures de travail sont limitées »
- « Moi, maintenant je suis payée 15 000 fcfa »
- « J’ai été contente de la formation, et avec les cours d’alphabétisation je commence à écrire »
- « Je lance appel aux autres travailleuses domestiques de s’organiser pour ensemble revendiquer nos droits »
De nouvelles travailleuses domestiques ont posé beaucoup de questions :
- « Comment devenir membre de l’ADDAD ? »
- « A qui je dois m’adresser dans mon quartier ? »
- « Quand on devient membre parfois on a des problèmes, comment faire alors, qui dois- je voir ?
Questions des journalistes :
- Quelles sont les voies et moyens de l’ADDAD pour faire respecter les droits des travailleurs domestiques ?
- Quel recours dispose l’ADDAD pour des employeuses qui ne payent pas les bonnes ?
- Quelles stratégies l’ADDAD entend emprunter auprès des autorités pour la cause ?
- L’ADDAD est-elle membre d’un syndicat national des travailleurs du Mali ?
- Qui sont les partenaires de l’ADDAD ?
- Quelle source de financement dispose l’ADDAD pour mener à bien sa lutte ?
- L’ADDAD pourrait- elle nous définir son plan d’action ?...

Les échanges ont été fructueux et les réponses ont été données principalement par la présidente, le Secrétaire Général et d’autres membres du bureau points focaux ou parole des bonnes.
A la pause à 17h, les repas ont rassemblé tout le monde autour des tasses où les discussions allaient encore bon train.


Manifestations culturelles 

Ensuite tout le monde s’est retrouvé pour écouter et voir un sketch préparé par le bureau de l’ADDAD sur la maltraitance et le non respect des droits. Cette histoire était judicieusement choisie et bien jouée, l’assemblée était à la fois attentive et enthousiaste.

La soirée a terminé sur fond de musique de balafon et le lendemain, celles qui devait rentrer au village pour 3 mois sont parties le lendemain du siège au bus pour de travaux champêtres.
Comme l’a dit la présidente dans son discours, « chacun-e gardera un bon souvenir de la journée et une belle image de l’ADDAD. »

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