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jeudi 19 avril 2018

Discours de la présidente ADDAD au FSRA 2018 Deuxième édition










Bamako le 12 Avril 2018


Discours de la présidente ADDAD au FSRA 2018
                           Deuxième édition




Monsieur le représentant du Ministre de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille,
Monsieur le représentant du ministre de l’emploi et de la formation professionnelle,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Ministères ici présents,
Mesdames, Messieurs les représentants des Institutions de la République
Mesdames, Messieurs les responsables des services techniques de l’Etat
Mesdames Messieurs les représentants des ambassadeurs ici présents. 
Mesdames, Messieurs les représentants des partenaires techniques,
Mesdames, Messieurs les responsables des organisations nationales et internationales,
Mesdames, Messieurs les représentants des structures de l’enfance, de la femme de la société civile
Chers membres des différentes délégations des pays membres de l’ADDAD.
Distingués invités, chers participants,
Permettez-moi de vous remercier pour votre présence à ce forum pour la promotion et la protection des droits des enfants et des femmes en général et des filles migrantes aide-ménagères en particulier dans la sous-région.
Chers participants, nous sommes les jeunes filles et femmes en majorité enfants qui migrent vers les villes pour des divers raison : pauvreté des familles, insuffisance d’opportunités locales, les accaparements et mauvaise gestion des ressources naturelles, les guerres, les conflits, l’insécurité alimentaire, le mariage précoce et forcé, la déscolarisation, la recherche de trousseau de mariage, l’envie d’aller voir ailleurs etc.
Nous venons d’un peu partout dans les pays et souvent même au-delà des frontières
Nous sommes employées dans les familles pour assurer les travaux domestiques.
Au cours de cette migration, nous subissons des abus et violations de nos droits les plus fondamentaux, des souffrances atroces, d’injustices de toutes sortes, etc.
Nous travaillons dans des conditions précaires, avec une rémunération misérable qui atteint difficilement la moitié du Salaire Minimum Garanti (SMIG), pas d’activité spécifique, pas de temps de travail fixe, pas de jour de repos hebdomadaire encore moins un congé annuel.
En plus, de la double peine que nous subissons, la honte de retourner au village avec un enfant avant d’être mariées et la perte de l’emploi, les aide-ménagères enceintes sont abandonnées par les auteurs de ces grossesses sans moyens financiers, ni soutien moral.
Malgré la ratification des différents textes par les Etats comme la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant (CIDE), la Charte Africaine des Droits et du Bien Etre de l’Enfant (CADBEE), la Convention sur l’Elimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF), les accords bilatéraux Mali-Cote d’Ivoire, Mali Guinée, Mali Burkina-Faso portant sur la traite des enfants, malgré les multiples efforts déployés par les organisations et associations pour la protection et la défense des droits humains et malgré l’existence des politiques et stratégies nationales pour la protection et la promotion de l’enfant et de la femme, la situation des filles migrantes notamment celle de nous  aide-ménagères et domestiques reste très préoccupante.
Cependant, à part la Guinée Conakry, le Mali ainsi que d’autres pays de la CEDEAO n’ont pas encore ratifié la Convention 189 de l’Organisation Internationale du Travail relative à un travail décent aux travailleurs domestiques et qui favorise le respect intégral des droits des filles migrantes travailleuses domestiques.
L’ADDAD est née parce que nous, Aides ménagères qui vivons dans des conditions précaires et déplorables au service des autres, nous avons aussi des droit.
Droit  à l’autonomisation,
Droit à la protection
Droits aux journées dédiées aux femmes aux enfants et aux travailleurs.
Grace à nos efforts déployés pour le changement de nos conditions de vie et de travail, nous sommes aujourd’hui 800 membres rien qu’au Mali.
Chers participants, chacun a une part de responsabilité dans cette problématique et peut apporter une solution pour un changement favorable.
Je ne saurais terminer mon intervention sans remercier très chaleureusement tous ceux qui se sont engagés pour la réussite de cette activité.
Parmi ceux-ci, permettez-moi de remercier particulièrement le directeur National de la promotion de l’enfant et de la famille Tonton Ayouba et la directrice de la cité des enfants tanti Amina pour leur gratuité remarquable dans l’atteinte de nos objectifs surtout pour le déroulement de cette activité dans les bonnes conditions.

                                                                                     Je vous remercie.
  



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