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mercredi 27 juillet 2016

Invitation à la Journée débat sur les droits des aides ménagères



Objet : Invitation
BONNE JOURNEE PANAFRICAINE A TOUTES LES FILLES ET FEMMES!

Madame/Monsieur,
L’ADDAD (Association de Défense des Droits des Aides ménagères et Domestiques) à l’honneur de vous inviter à une journée de débat sur les droits des aides ménagères et Domestiques le Samedi 30 juillet 2016 à partir de 08H00 en prélude du 31 juillet journée panafricaine des femmes.
Des activités de la Journée se tiendront au siège de (ADDAD) à Niamakoro Chèbougouni Rue 173- Porte 146. 
Pour la parfaite réussite de la journée, les ONG et associations travaillant sur les thématiques du droit des jeunes filles, des femmes et travailleuses domestiques sont bienvenues pour apporter leur contribution aux débats.
Comptant sur votre présence, nous vous prions de croire Madame/Monsieur l’assurance de nos sentiments sincères.

« NOUS AUSSI NOUS AVONS DES DROITS !

Sitan FOFANA
et
Bintou TRAORE

mercredi 29 juin 2016

l'addad dans la presse

Nouvel Horizon


































L'Express de Bamako













Le soir de Bamako



La journée des aides ménagères 2016


















nouvel horizon

le 15 jan

vier 2016
l'ADDAD sur la défensive avec terre des homme (Tdh)

lundi 16 mai 2016

Défilé les aides ménagères y participent et réclament leurs droits




Défilé  du 1er Mai de l’UNTM



Les aides ménagères y participent et réclament leurs droits
A l’instar des autres pays, hier dimanche 1er mai 2016, notre pays a activement pris part aux festivités de la Journée Internationale du Travail. A cette l’occasion, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali(UNTM) a organisé un grand défilé dont l’Association de Défense des Droits des Aides ménagères et Domestiques (ADDAD) était fortement représentée. La présidente Sitan Fofana était entourée par les militantes et les sympathisantes de son association.
Pour la circonstance, on pouvait lire par-ci et par-là : « oui à un travail décent pour les travailleurs domestiques, y compris les aides ménagères » ; « limitation du temps de travail et amélioration des conditions de travail » ; « agissons » ; « autorités politiques et législatives, ratifier la convention C189 de l’OIT, c’est promouvoir un travail décent, digne et reconnu pour tous les tirailleurs domestiques du Mali », entre autres.  
 
 Faut-il le rappeler, l’Association de Défense des Droits des Aides ménagères et Domestiques (ADDAD) est née d’un mouvement des aides ménagères suite aux injustices incessantes dont elles sont victimes, et de la volonté de faire entendre la voix de celles qui subissent sans rien dire. Selon les données, les aides ménagères  représentent environ 100 000 à 150 000 personnes, rien que dans la ville de Bamako. La majorité d’entre   elles sont âgées de 9 à 19 ans. Elles quittent les villages pour de multiples raisons : accaparements des ressources naturelles (terre, eau, semences) ; économie (activité commerciale paysanne) déloyale ; catastrophes naturelles ; manque d’infrastructures scolaires ; manque d’activités génératrices de revenus ; conflits ; recherche du bien être ; les mariages précoces et forcés…


« Nous pensons que la ville peut être une réponse à tous nos problèmes, mais à notre grande surprise, ce rêve se transforme en cauchemar. En effet, nos conditions de vie et de travail se traduisent par les violations constantes de nos droits, par toutes formes de maltraitances, par des situations d’habitat indigne, par des revenus dérisoires qui ne reflètent en rien la charge de travail dépensée, par des jours de repos hebdomadaires et congés annuels inexistants. Nous sommes exclues de toutes décisions concernant les femmes. Où est notre place à nous, aides ménagères, lors de la Journée Internationale du Travail ?
 L’ADDAD est née  parce que nous, aides ménagères qui vivons dans des conditions précaires et déplorables au service des autres, nous avons aussi droit à l’autonomisation, nous aussi nous avons droit à participer à notre manière à la Journée Internationale du Travail. Aujourd’hui, nous nous sommes multipliées, nous formons un essaim et nous avons compris que nous devrions être actrices de notre propre destin. Par conséquent, nous mettons tout en œuvre pour atteindre nos objectifs qui consistent à : faire respecter les textes législatifs nationaux ; faire ratifier la Convention C189 de l’OIT par le Mali afin d’offrir aux aides ménagères un travail décent et digne. Nous avons fait le choix de participer à cet évènement, nous souhaitons crier tout haut : 
OUI A l’AUTONOMISATION DES AIDES MENAGERES, NOUS AUSSI, NOUS AVONS DES DROITS ! », précise la présidente de l’ADDAD. A ses dires, la Journée Internationale du Travail est l’occasion pour les aides ménagères de sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur leurs  conditions de vie et de travail. Elle estime qu’il s’agit pour elles de revendiquer leurs droits. Selon Sitan Fofana, les aides ménagères veulent tout simplement que les plus hautes autorités accordent une importance particulière à leurs droits. Car, elle pense qu’aujourd’hui les aides ménagères et domestiques travaillent dans toute sorte de précarité.
 A ses dires, il est déplorable de constater qu’il y a des lois et des décrets  qui les protègent.  Selon elle, ces textes n’arrivent pas à être  appliqués. Elle sollicite l’application de ces textes pour une véritable protection de leurs droits. 

lundi 28 mars 2016

ADDAD MEMBRE DE LA PLATE FORME MALI A LA CARAVANE OUEST AFRICAINE DU 3 AU 19 MARS 2016



 

CONVERGENCE GLOBALE OUEST AFRICAINE

 
L’ADDAD membre de la plate-forme du Mali, a participé à la Convergence Globale Ouest Africaine, cette activité qu’est la caravane, s’est déroulée du 03 au 19 mars 2016 démarrant du Burkina-Faso, passant par le Mali, pour finir au Sénégal. Quinze pays de la sous-région se sont engagés dans cette lutte.

Lorsqu’on sait que 70% de la population africaine dépend de l’agriculture familiale paysanne, il est du devoir de nos responsables politiques de faire respecter les droits des communautés et de sécuriser nos ressources naturelles contres des accapareurs étrangers ou nationaux pour un développement participatif et inclusif de nos Etats, et par conséquent un développement durable, car la gestion foncière actuelle nous mène droit à la catastrophe, il en va de
notre indépendance.
La caravane a été un outil qui a rassemblé les différentes organisations des différents pays pour converger ensemble et ne former qu’UN. Les activités de la caravane ont influencé sur nos autorités afin qu’ils viennent à l’encontre des mouvements sociaux.

 
L’ADDAD a pris la parole à chaque étape de la caravane lors des activités auprès des populations locales et des dirigeants politiques, la Présidente de l’ADDAD Mali, Sitan Fofana est intervenue lors de ces travaux pour mettre l’accent sur les situations de grandes précarités auxquelles sont confrontées les jeunes filles, les aides ménagères face à cette calamité  et à attirer l’attention sur la place des femmes sur le plan domanial.
La Présidente de l’ADDAD Burkina Faso, Zeinabou Compaoré, après un bref discours dénonçant les répercussions néfastes et conséquentes sur nos vies qui sont liées aux accaparements des terres de nos villages, de nos parents, a remis au Gouverneur de Kayes le livre vert de la Convergence Globale Ouest Africaine.
Elle a joué un rôle important lors de plaidoyer et d’actions menées pour sensibiliser la population locale à l’accaparement de la terre, de l’eau et des semences.

Nous, aide-ménagères et domestiques, sommes les premières victimes face à ce fléau. Dépossédés de leur seul bien, la terre, le seul moyen de subsistance de nos parents pour garantir la sécurité alimentaire, nous sommes contraintes à une migration forcée pour travailler en ville dans des conditions inhumaines.
Les caravaniers ont pris pleinement la mesure de la portée des actions de notre association lors d’une activité à Ouagadougou, en effet ils ont été estomaqués lors d’une visite d’un refuge à ciel ouvert où plus de 200 aides ménagères membres de l’ADDAD vivent dans des conditions inhumaines et sujettes aux pires formes de violences physiques et morales qui puissent exister.

L’ADDAD  s’inscrit dans les mêmes combats que l’ensemble des caravaniers pour faire entendre à nos dirigeants politiques, qu’on attend d’eux bien plus qu’une simple lecture des recommandations du livre vert. Nous voulons que ces écrits se traduisent en actes concrets. Dans un même temps nous avons sensibilisé sur une autre forme d’injustice qui touche les femmes, car certains aspects du modèle patriarcal écartent la gente féminine à l’accès au foncier. Nous luttons contre ce model afin de promouvoir et donner l’accès à la terre aux femmes, ainsi que de nous inclure dans le processus décisionnel foncier.









mardi 9 février 2016

Mission de Sensibilisation de (l’ADDAD-Mali auprès des bases de provenances des filles)






Du 26 au 30 janvier, 2016, une équipe de l’Association de Défense des Droits des Aides ménagères et Domestiques (ADDAD-MALI) a effectué une mission dans les régions de Ségou et de Mopti.
L’objectif de ce déplacement était de rencontrer les filles concernées par la mobilité et leurs parents dans les villages d’origine afin de mieux les sensibiliser sur les dangers de l’envoie de des filles mineurs dans les villes sur l’association, son fonctionnement, ses objectifs qui consistent à accueillir les aides ménagères, les écouter, les accompagner et les protéger tout au long de leurs parcours dans les villes.
La mission a commencé par Nayau, village très concerné par la mobilité des filles sur Bamako(cercle de Kolongo, région de Ségou) le 27 janvier, puis a continué sur Kancombolé (cercle de Bankass, région de Mopti), le 29 janvier et elle s’est terminée le 30 janvier à Bankass ville. A Nayau et Kancombolé, des habitants de villages environnants ont participé à la réunion.


Dans tous les villages où nous nous sommes rendus, l’équipe a reçu un accueil chaleureux de la part des chefs de village respectifs (Mr Ousmane Baba SIETA à Nayau, Mr Sekou LOUGUE à Kancombolé, Mr GUINDO à Bankass), leurs conseillers ainsi qu’un nombre important d’habitants.
Déroulement de la mission
En présence des chefs des villages environnants,  les filles et leurs parents, la réunion a débuté par les mots de bienvenue et de remerciements du chef du village à l’endroit de la délégation de l’ADDAD et des habitants pour avoir effectué le déplacement pour cette cause noble. Ensuite, il a demandé à chacun d’être attentifs pour bien comprendre le message afin d’aider l’ADDAD à accomplir sa mission de défense et de protection protectrice.


Sous les occasions, la présidente de l’ADDAD, Mlle Sitan FOFANA, a pris la parole. Après s’être présentée, elle a fait savoir que la mobilité est une pratique à laquelle on ne peut pas mettre fin, particulièrement celle des filles aides ménagères malgré leurs conditions précaires de vie et de travail dans les villes.
Les raisons précise comme:
-         la recherche du bienêtre,
-         fuir les mariages forcés et précoces,
-         les catastrophes naturelles,
-         les conflits,
-         la curiosité de l’aventure,
Ainsi que d’autres raisons motivent les filles à aller travailler comme aides ménagères dans les villes.
C’est pourquoi on doit ensemble trouver les moyens aptes à leur protection au lieu de tuer en elles ces rêves. D’après Mlle Fofana, c’est dans ce sens que les aides ménagères en ont pris conscience et ont créé une association pour leur auto défense et leur protection. Elle a fait savoir qu’il faut se mettre ensemble  (parents, filles et ADDAD) pour atteindre les objectifs. « Un accompagnement protecteur pour un travail décent pour toutes les aides ménagères ».
 Après l’intervention de la présidente, Nanko Boubacar SAMAKE, a pris un temps pour détailler le fonctionnement de l’association aux participants. Il a fait savoir que l’ADDAD est là pour toutes les aides ménagères.
-         Une carte de membre est offerte à chacune contenant sa photo et tous les renseignements sur la personne ainsi que les contacts du bureau. Ces cartes servent non seulement au cas où la propriétaire de la carte se perd ou se fait intercepter par la police dans la ville, mais aussi elles facilitent l’intervention en cas de problème avec l’employeur ou quiconque.
-         En cas de placement, l’ADDAD établit un contrat de travail à durée indéterminée entre l’aide-ménagère et son employeur. Dans ce contrat, les objectifs de l’ADDAD sont mentionnés avec un rappel du Décret n°96-178/P-RM du 13 juin 1996 portant application de diverses dispositions de la loi n° 92-20 du 23 septembre 1992 portant Code du Travail. Ce Décret précise que les aides ménagères aussi ont des droits.
-         Les superviseurs passent de temps en temps pour voir dans quelles conditions leurs membres travaillent.
Avant de remettre la parole au président, Mr Boubacar demandé à ce que les filles n’aillent plus de porte en porte pour chercher du travail sans contrat. Biensûr l’ADDAD défend toutes les aides ménagères mais la protection est plus facile pour celles qui sont sous contrat.
A son deuxième tour, la délégation a donner des  détaillés les actions menées par l’ADDAD pour atteindre ses objectifs à savoir :
-         Les formations juridiques et de syndicalisme,
-         Les forums nationaux,
-         Les réunions hebdomadaires dans les points focaux,
-         La journée des aides ménagères,
-         La sensibilisation sur les dangers lieu a la mobilité des filles mineurs et tous les conséquences qui en suivi sur le physique de l’enfant
-         Et les actions communes avec les organisations partenaires. Sur ce, elle cède la place aux questions et réactions.
Ainsi s’est déroulée la rencontre dans tous les villages et à la fin les uns et les autres ont reçu des bonnes compréhensions.

 

La rencontre s’est passée de la même façon dans les deux autres lieux de visite de la mission (Kacombolé et Bankass ville). Les parents et les villageois ont sollicité l’ADDAD à faire la même chose a travers le Mali pour éviter l’envoie des filles mineurs dans les villes et faire pression avec les parents pour la ratification der C189.